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Politique

Tokyo ne tient pas sa promesse de reconnaître le travail forcé sur « l'île navire de guerre »

Write: 2019-12-03 10:33:53Update: 2019-12-03 18:33:30

Photo : YONHAP News

Pour l’inscription de l’île de Hashima au patrimoine mondial de l’Humanité de l’Unesco, le Japon n’a pas tenu ses engagements de reconnaître le travail forcé perpétré sur cette île, également appelée « île navire de guerre », durant la Seconde guerre mondiale, et de commémorer ses victimes.

A ce propos, le gouvernement sud-coréen a exprimé ses profonds regrets et sa grande déception à travers un communiqué, publié aujourd’hui par le ministère des Affaires étrangères.

Rappelons que le pays voisin a tenté en juillet 2015 de faire entrer 23 installations industrielles de l'ère Meiji, dont sept lieux utilisés pour le travail forcé. Face aux nombreuses voix qui se sont élevées face à cette démarche, le Comité du patrimoine mondial a recommandé à Tokyo de présenter sa stratégie afin de mieux faire comprendre l’histoire liée à chaque installation.

En réponse, le gouvernement nippon s’est engagé à prendre les dispositions nécessaires destinées à rendre hommage aux Coréens qui ont été enrôlés de force par les autorités japonaises, en 1940, pour travailler dans des conditions impitoyables.

Cependant, dans un rapport remis en décembre 2017, le Japon a décrit les victimes en question comme des travailleurs coréens ayant apporté leur soutien au développement de son industrie.

Pour Séoul, le nouveau rapport publié récemment par l’archipel n’est pas si différent de son précédent. Les autorités diplomatiques sud-coréennes ont donc appelé le gouvernement de Shinzo Abe à respecter sans délai les conseils du Comité du patrimoine mondial et ses engagements pris avec la communauté internationale.

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