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Le Minjoo élit son nouveau patron du groupe parlementaire

#Gros plan sur l'actualité l 2019-05-11

Journal

ⓒYONHAP News

Lee In-young a été élu nouveau chef de groupe parlementaire du Minjoo. Son élection devrait apporter un vent de changement au sein du parti au pouvoir, où les défenseurs de Moon Jae-in étaient jusqu’à présent dominants. La relation avec la Cheongwadae et les camps d’en face devrait également évoluer.


Lors du suffrage qui a eu lieu mercredi, Lee a remporté 54 voix contre 37 pour Kim Tae-nyeon et 34 pour Noh Woong-rae. Aucun des candidats n’ayant recueilli la majorité absolue, un second tour a été organisé. Et contrairement aux attentes, l’homme de 55 ans a remporté une victoire écrasante en réunissant 76 voix sur 125. Il a réussi à s’attirer le soutien de toutes les factions en s’engageant pour le changement et l’innovation.


Dans sa vingtaine, Lee a été le premier président d’une association étudiante qui fût une pierre angulaire du mouvement pour la démocratisation du pays dans les années 1980. En 2000, il a fait ses premiers pas dans le milieu politique en participant à la fondation du Parti démocratique du millénaire, dirigé par l’ancien président Kim Dae-jung. Il a ainsi insufflé un vent de jeunesse dans la politique. Quatre ans plus tard, il est entré dans l'Hémicycle en tant que député. Hormis une défaite en 2008, il a conservé son poste jusqu’à présent.


Si Lee In-young est parvenu à prendre les rênes de la formation présidentielle au Parlement, c’est parce que le Minjoo entend trouver un équilibre. Il craignait que le parti soit trop axé sur les « pro Moon » dans le cas où Kim Tae-nyeon serait élu. Du reste, beaucoup redoutaient un échec aux élections législatives prévues l’an prochain, dans le contexte actuel où la Maison bleue prend le dessus. En effet, pendant le scrutin, Kim a privilégié la communication avec la Cheongwadae, alors que Lee a souligné le renforcement du pouvoir du parti.


Le nouveau patron du groupe parlementaire a un défi urgent à relever : la normalisation de l’Assemblée nationale. Celle-ci est quasiment à l’arrêt depuis le début de l’année, hormis en mars où ont été adoptés quelques projets de loi qui ne font pas l’objet de polémique. Le mois dernier, la formation de Moon Jae-in s’est alliée avec trois petits partis d’opposition afin d’approuver le processus accéléré dit « fast track ». Le Parti Liberté Corée (PLC), le premier parti d’opposition, conservateur, a tenté d’entraver les débats en bloquant une salle de réunion du Parlement avant de se lancer dans une tournée nationale pour sensibiliser la population.


Il incombe à Lee la lourde tâche de faire changer d’avis le PLC en vue de remettre les travaux législatifs sur les rails. Compte tenu de la distance qui le sépare de cet affrontement, il devrait pouvoir saisir une chance de trouver une issue.

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