Il n’y a pas que la première force de l’opposition qui fustige la loi sur l’arbitrage des médias. Plusieurs organisations lui emboîtent le pas. Parmi elles, l’association pour les études sur le journalisme et la communication (KSJCS), la plus grande organisation académique des professionnels du secteur de Corée du Sud.
Leurs ex-présidents ont publié hier un communiqué appelant le Minjoo à revenir immédiatement sur son intention de passer le texte sans l’accord des autres formations, et à écouter les opinions des milieux concernés et de la société civile, avant de prendre une décision finale. Un total de 27 anciens chefs de la KSJCS ont signé la déclaration.
Ces derniers contredisent l’affirmation du parti au pouvoir, qui indique que la loi vise à « sauver les victimes de fake news ». Selon ses détracteurs, une fois votée, elle se transformera en une disposition anti-démocratique menaçant la liberté d’expression et celle de la presse.
Les signataires du communiqué ont aussi dénoncé une ironie de l’histoire, évoquant le fait que le Minjoo avait lui-même revendiqué haut et fort la liberté de la presse, lorsqu’il était dans l’opposition. Et d’ajouter que l'Association mondiale des éditeurs de presse (WAN-IFRA) épingle elle aussi la législation en question.