La 10e édition de l'ARAB Film festival, qui présente des films produits dans des pays arabes, se tiendra du 2 au 5 septembre au cinéma Art House Momo, à Séoul. Cette année, huit œuvres de réalisateurs débutants ou chevronnés seront projetées.
Le long métrage inaugurant l’événement est « L’homme qui a vendu sa peau » de la cinéaste tunisienne Kaouther Ben Hania. Cette œuvre a reçu l’an dernier le prix Orizzonti du meilleur acteur à la Mostra de Venise. Elle s’interroge sur la réalité des réfugiés, la dignité de l’Homme et les limites de l’art moderne à travers l’histoire d’un artiste tatoueur syrien.
Dans la session « Arabian Wave », qui met l’accent sur la vie des Arabes contemporains, cinq œuvres seront projetées. Parmi elles figurent notamment « Mika » du Marocain Ismaël Ferroukhi, décrivant l’histoire d’un jeune garçon qui est allé s’installer en ville pour fuir la pauvreté, et « 143 Sahara Street » de l’Algérien Hassen Ferhani, centré sur l’histoire d’une femme gérant un café en plein milieu du désert. A travers les dialogues entre cette dernière et ses clients, on peut entrevoir la transformation de la société algérienne.
Plusieurs événements en ligne sont également prévus. Le réalisateur soudanais Amjad Abu Alala, invité au festival pour « You Will Die at 20 », rencontrera les spectateurs en visioconférence le 4 septembre à 22h. Et l’interview en ligne avec l’acteur de « L’homme qui a vendu sa peau », Yahya Mahayni, lauréat du prix Orizzonti du meilleur acteur, sera dévoilé pendant le festival.