Le Concerto pour piano nº3 en ré mineur de Rachmaninov est une œuvre qui exige de ses interprètes à la fois une grande virtuosité et une endurance physique.
C’est pourtant ce morceau que le pianiste sud-coréen Park Jae-hong a choisi pour la finale du Concours international de piano Ferruccio-Buzoni 2021, achevant même avec succès la cadence exigeante du 1er mouvement. Ce qui lui a finalement valu le premier prix.
Il s'agissait de la 2e tentative pour ce jeune pianiste en 4e année à l'université nationale des arts de Corée, après un premier essai en 2019. Il a dû mal à réaliser sa victoire, d'autant plus extraordinaire que les performances des autres candidats étaient plus qu'excellentes.
Son compatriote Kim Do-hyun a obtenu le deuxième prix pour son interprétation claire et puissante du Concerto pour piano nº2 en sol mineur de Prokofiev.
Créée en 1949 en hommage au grand compositeur-pianiste italien Busoni, cette compétition biennale n'a donné que six premiers prix depuis 2001.
Paik Kun-woo est devenu en 1969 le 1er artiste sud-coréen à s'être vu remettre une médaille d'or, l'unique attribution de l'histoire du concours. En 2015, Mun Ji-yeong a remporté le premier prix pour devenir la première pianiste asiatique ainsi récompensée.
Cette année, parmi les 33 présélectionnés se trouvaient neuf sud-Coréens, et deux des trois finalistes venaient du pays du Matin clair.
Qui plus est, sept sud-Coréens ont déjà été sélectionnés au Concours international de piano Frédéric-Chopin, prévu le mois prochain.
La Corée du Sud attire ainsi l'attention du monde entier non seulement pour sa k-pop, mais également pour ses talents dans la musique classique.