Les chefs de la diplomatie sud-coréenne et chinoise se rencontrent, aujourd'hui, à Pékin. Il s'agit de la première visite d'un ministre des Affaires étrangères du pays du Matin clair en Chine depuis plus de six ans.
Avant de décoller, Cho Tae-yul a annoncé aux journalistes présents à l'aéroport de Gimpo, près de Séoul, qu'il ferait de son mieux pour « faire de cette rencontre un momentum dans le développement des relations Séoul-Pékin ».
Cho a ainsi souligné que la rencontre avec Wang Yi constituerait une opportunité de faire avancer les liens bilatéraux, voire dynamiser l'échange de stratégies à adopter pour répondre ensemble aux questions régionales et mondiales.
Par ailleurs, le ministre sud-coréen a fait part de sa volonté d'échanger avec son homologue de manière franche et sincère. Il a expliqué que tout en maintenant la position de Séoul, les discussions porteront plutôt sur les dossiers d'un grand potentiel de coopération bilatérale.
Questionné sur le rapatriement forcé des transfuges nord-coréens par les autorités chinoises, un sujet sensible pour Pékin, Cho a répondu qu'il l'aborderait sans faute, pour en écouter la position de son interlocuteur.
Il est également prévu que le haut-diplomate sud-coréen demande à son homologue de jouer « un rôle constructif », pour faire avancer la question du nucléaire nord-coréen et entraver la coopération militaire entre Pyongyang et Moscou.
Le ministre a d'ailleurs souligné qu'il confirmerait de nouveau sa position en la matière, si Pékin se montre négative à propos de la coalition tripartite entre Séoul, Washington et Tokyo ou à la participation sud-coréenne à l'AUKUS, l'alliance militaire formée par l'Australie, les États-Unis et le Royaume-Uni.
Cho Tae-Yul et Wang Yi se rencontre cet après-midi pour la première fois depuis la réunion trilatérale avec le Japon, tenue en novembre dernier à Busan.