Sur fond de regain des tensions avec sa voisine du Nord, la Corée du Sud a pris, hier, la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations unies pour un mois. Avec l’une de ses priorités : les droits humains dans le royaume ermite.
Le premier jour, son ambassadeur, Hwang Joon-kook, a présidé une concertation informelle pour élaborer le plan de travail mensuel.
Lors d’un briefing, le représentant permanent sud-coréen a déclaré que la stabilité dans la péninsule était l’« une des principales questions » qui l’intéressent. Et d’ajouter qu’il est prêt, dans cette optique, à convoquer une réunion en réponse à toute bravade de Pyongyang. Il a alors détaillé les récentes provocations de celui-ci. Il s’agit entre autres du tir de plusieurs missiles balistiques de courte portée, de la tentative de mettre en orbite un nouveau satellite espion, ou encore des envois, vers le Sud, de ballons reliés à des sacs poubelles remplis de déchets.
A propos d’une réunion formelle sur la question des droits humains dans le pays communiste, Hwang a annoncé qu’elle aurait lieu à la mi-juin. Cette conférence, qui s’était tenue chaque année entre 2014 et 2017, avait été suspendue avant sa reprise en août dernier.
L’organe sécuritaire de l’Onu est présidé pour une période d'un mois par un de ses Etats membres, selon l'ordre alphabétique anglais de leurs noms. La Corée du Sud en prend les rênes pour la première fois en dix ans.