Le Parquet sud-coréen accélère ses investigations sur la tentative du président Yoon Suk Yeol d'imposer la loi martiale le 3 décembre dernier.
Son unité d’enquête spéciale a ainsi demandé le 11 décembre, via une lettre officielle et par courrier, au président Yoon de comparaître le 15 décembre à 10 h au plus tard. Mais le dirigeant, accusé de rébellion et abus de pouvoir, n'y a pas répondu.
Les procureurs ont fait savoir que la deuxième lettre de convocation serait envoyée très prochainement au chef de l'Etat, dont les fonctions sont suspendues depuis samedi soir, à la suite de l'adoption par l'Assemblée nationale de la motion de destitution à son encontre.
Le Parquet a également demandé des mandats d'arrêts contre Park An-soo, le chef d'état-major de l'Armée de terre qui était le commandant de l'éphémère loi martiale, Lee Jin-woo, commandant de la défense de la capitale (CDC) et Kwak Jong-geun, commandant de guerre spéciale (SWC). Ces hauts gradés sont soupçonnés d'avoir exécuté la loi martiale sous les ordres de Yoon Suk Yeol. Leurs interrogatoires se sont concentrés sur la teneur de ces ordres et les circonstances de la mobilisation des troupes lors de l'état d'exception.
De son côté, l'équipe d’enquête spéciale du Bureau d’investigation de la Police nationale (NOI) a convoqué comme témoin Song Mi-ryeong, la ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales.
L'équipe policière a annoncé avoir interrogé jusqu'ici 43 militaires, avant de confirmer que quelques 1 500 soldats avaient été mobilisés durant le coup de force raté.