Le président Yoon Suk Yeol a refusé aujourd’hui d’accepter la convocation émise par le bureau d'enquête conjointe sur l'affaire de la loi martiale composé de la Police, du Bureau d'enquête sur la corruption des hauts fonctionnaires (CIO) et du ministère de la Défense.
Ce dernier a tenté d’informer le président qu'il devait se présenter ce mercredi. Cependant, les enquêteurs ont échoué ce matin à transmettre la demande de convocation au Bureau présidentiel de Yongsan. En effet, la garde présidentielle a refusé de l'accepter en raison de la suspension des fonctions du chef de l’Etat. Une deuxième tentative à sa résidence officielle, à Hannam, a échoué également. Le bureau d'enquête conjointe prévoit d’envoyer la convocation par courrier recommandé pour qu’elle puisse être reçue à la résidence présidentielle dans la journée.
Par ailleurs, les investigations se poursuivent au sein de la Police et du CIO. L’unité spéciale d’enquête sur la loi martiale de la Police a annoncé avoir transféré au CIO les dossiers de plusieurs personnalités, dont Kim Yong-hyun, ex-ministre de la Défense, Lee Sang-min, ancien ministre de l’Intérieur, ainsi que Park An-soo, chef d’état-major de l’armée de terre, et Yeo In-hyung, chef du Commandement du contre-espionnage (DCC).
De plus, la Police a déclaré avoir, jusqu’à présent, enquêté sur sept membres du gouvernement ayant participé au Conseil des ministres avant et après la proclamation de la loi martiale. Cho Kyu-hong, le ministre de la Santé et du Bien-être, et Song Mi-ryeong, la ministre de l'Agriculture, de l’Élevage et de l'Alimentation ont été interrogés comme témoins. Han Duck-soo, président par intérim, ainsi que Kim Yong-hyun et Lee Sang-min, ex-ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, sont poursuivis comme suspects.